Pourquoi ce blog ne s’appelle pas Migratory Redman

Or in English: This blog will not be migratoryredman.wordpress.com

Hier soir, je suis allé voir mon premier match de football américain en ligue universitaire.

Le vendredi 7 septembre de 19:00 à 22:00, McGill reçoit Sherbrooke au Percival-Molson Stadium. Ce match constitue l’ouverture de la saison des Redmen de McGill, à domicile (vous aurez deviné que je parle de l’université de Sherbrooke).

Pour alléger le texte dans la suite de l’article, football doit être compris comme « football américain » (à la différence du soccer).

Désolé pour la qualité de l’image.

Tout avait très bien commencé : j’avais obtenu mon ticket pour la modique somme de $0, en participant à l’Amazing Library Race! (une course d’orientation au sein des bibliothèques de McGill), environ une semaine auparavant.

Je retrouvais donc plusieurs étudiants sciencepistes à l’entrée du stade : Noémie, Aurélie, Anne-Sophie ainsi que Jean-Baptiste (qui effectue sa 3A à l’Université de Montréal). D’autres étudiants en 3A à Montréal devaient nous rejoindre, dont (la liste n’est pas exhaustive) : Julia, Amina, Ambre, Philippine, Alexis, Nathan… (tous n’étudient pas à McGill, mais aussi à Concordia University et à l’Université de Montréal).

Une première inquiétude apparaît : mon billet gratuit est nomenclaturé #4, tandis que les autres ont acheté des tickets à l’entrée portant les codes #91 ou #95… Cette inquiétude n’a finalement pas lieu d’être puisque le placement est libre.

Étant arrivé en avance, j’en profite pour me faire prendre en photo avec le Martlet (celui-là même qui a prêté son nom à mon blog).

Hi everyone!

Nous nous installons sur une rangée assez proche du terrain (nous avons changé de place une première fois après avoir remarqué que nos voisins étaient habillés en vert, aux couleurs de l’université de Sherbrooke…). Les tribunes se remplissent petit à petit, avec l’arrivée massive d’étudiants de McGill arborant le rouge sur leurs T-shirts et leurs fronts. La Fight Band répète quelques airs sympathiques à coups de trompette et de caisses claires (un petit air de Batuka parisienne) ; mais on entend surtout la musique diffusée très fort par les hauts-parleurs (pas de Lully, plutôt du Lady Gaga).

L’équipe mystère de McGill. Championne de football ou de hockey en 2011-2012 ?

Avant le début du match, une équipe (différente de celles qui jouent) parade sur le terrain avec une coupe (visiblement les champions de la saison dernière). Je ne comprendrai qu’au cours du match qu’il ne s’agissait pas de l’équipe de football de McGill 2011-2012, mais de l’équipe de hockey… (détail déterminant). L’hymne national du Canada est aussi chanté (c’était la première fois que j’entendais Ô Canada).

 

Le match commence.

McGill en rouge à gauche, Sherbrooke en blanc à droite

À l’attention des joueurs de football qui me lisent, je re-précise que c’était la première fois que je regardais un tel match (si on excepte les fois où mon frère regardait de tels matches sur ESPN Sports à la télévision et que je repartais aussitôt…). Les commentaires qui suivent peuvent donc passer pour de la méchanceté gratuite de ma part…

Le football est un sport très « haché ». On joue une action, on s’arrête, puis on reprend ; à chaque action, il faut repositionner le jeu sur une des lignes du terrain (ce qui fait qu’on avance petit à petit vers le fond du terrain, où l’on marque des points). Quand je dis une action, c’est vraiment une, tant le jeu s’interrompt ; pour un match en quatre quart-temps de 15 minutes, trois heures de match auront été nécessaires. Ajoutons qu’entre chaque action, une grande majorité des joueurs est remplacée, créant un va-et-vient fréquent sur le terrain pendant les interruptions de jeu.

L’équipe de football universitaire de Sherbrooke ouvre le score.

L’HEURE EST GRAVE !

Il apparaît très rapidement qu’une équipe est nettement plus forte que l’autre. UofS ne cesse d’avancer, tandis que les Redmen de McGill perdent trop souvent le ballon (quand ils l’ont…). C’est à ce moment-là que j’ai réalisé que la coupe citée ci-dessus n’avait pas été gagnée par l’équipe de football mais de hockey (m’expliquant pourquoi l’équipe était « si médiocre »). Les « buts » des équipes sont inversés pour chaque quart-temps ; ainsi, après avoir systématiquement tourné la tête vers la gauche (pour voir Sherbrooke marquer des points), j’ai systématiquement tourné la tête vers la droite (pour voir Sherbrooke marquer des points). Résultat : le compteur de McGill reste nul, tandis que mon attention se porte sur autre chose que le match.

De façon concomitante, les pom-pom girls cheerleaders entrent en action. Tout au long du match, elles font coucou de la main aux joueurs et au public en alternance ; parfois elles effectuent des figures d’acrobatie (pour celles et ceux qui feraient des remarques d’ordre physique, sachez qu’il faut des porteuses et des portées, d’où une différence entre les lignes). Spectateurs, vous avez le choix visuel : le match ou les cheerleaders. En revanche vous n’aurez pas le choix sonore : les hauts-parleurs continuent de diffuser à tue-tête les musiques dont nous parlions un peu plus haut, ne laissant à la Fight Band et aux commentateurs que de maigres intervalles.

Une remarque s’impose sur les victuailles. Il y a la possibilité d’acheter hot dogs, parts de pizza, paquets de chips et sachets de pop-corn dans les travées sous les tribunes. J’ai ainsi craqué pour du pop-corn maïs soufflé ; si le prix était raisonnable, la taille du sachet ne l’était pas (même avec l’aide d’une dizaine de sciencepistes, j’ai eu du mal à finir le sachet tellement il était grand…). Pour ce qui est des boissons, il faut se rendre aux stands de vente pour trouver ; sauf pour la bière Molson qui est vendue sur les tribunes par des porteuses (ce qui constitue une incitation à la consommation d’alcool, d’autant plus que le prix de la bière était moindre que celui d’autres boissons…).

 

Derrière nous, se trouve une masse d’étudiants de McGill, tous de rouge vêtus. Ces fervents supporters crient leur enthousiasme/joie/déception, agitent des ballons rouges, chantent, crient « Go Redmen Go!« … mais j’ai aussi entendu, très distinctement et à plusieurs reprises, un élégant « F*ck Sherbrooke!« . Ce sont des Red Thunder (la comparaison avec les Fils d’Arcueil au Crit’ pourrait être intéressante).

Les Redmen n’ouvrent le score qu’au dernier quart-temps. Mon intérêt pour le match ayant fortement décliné (au profit d’une discussion animée avec mes voisins sciencepistes), j’ai même oublié le score final. Sachez néanmoins que Université de Sherbrooke a remporté le match 46-14 contre McGill University, si j’en crois les sources fiables. Les Redmen n’ont pas vraiment bien joué ce soir-là. Voilà pourquoi – pour l’instant – ce blog ne s’appelera pas Migratory Redman.

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