Il paraît qu’on travaille

English version: please click on the link: Sometimes we are expected to study

Avertissement  : En écrivant cet article, je fais acte de service public, comme l’ont fait ChristineJulietteYannMathieuAdrien… (la liste s’allongera sans problème). L’article est volontairement long, pour que vous sachiez à quoi vous attendre (dédicace aux futurs 3A à McGill).

Comme cela a été répété dans quasiment chaque article jusqu’à celui-ci, les cours du semestre d’automne ont commencé le mercredi 5 septembre. Et en ce qui me concerne, la rentrée se déroulait « tôt » : à 8 heures 35, j’étais assis sur un tabouret dans la salle 114 du bâtiment Rutherford (non ce n’était pas un cours de sciences physiques !) ; mais désormais je ne retournerai plus dans cette salle (cf. mon emploi du temps).

Pourquoi ne pas vous présenter mes cours ?

Allons à l’essentiel. Voilà mon emploi du temps (à peu près stabilisé) :

Mon emploi du temps pour le semestre d’Automne

Science politique et relations internationales, économie et statistiques.

J’ai choisi quatre cours (soit 12 crédits), ce qui est la norme pour un étudiant en 3A (à McGill et ailleurs). Cependant, la charge horaire est « un peu » plus élevée que prévue : en plus des 12 heures de cours hebdomadaires, il faut ajouter les conférences (indiquées sur l’emploi du temps visuel), ainsi que les laboratoires de statistique (qui ne sont pas indiquées ci-dessus) ; cependant ces « TD » ne commenceront pas tout de suite. Parlons donc desdits cours :

  • ECON 319Economic Crises: Past, Present and Future (Christopher Ragan). Ce cours entend mettre à profit les notions étudiées en macroéconomie pour comprendre les crises économiques et financières, de la Tulipomanie néerlandaise à la crise des dettes souveraines dans l’Union européenne. Le professeur vaut le détour : C. Ragan a une façon très particulière de conter les mécanismes ; d’aucuns diraient « très américaine ». On aime ou on n’aime pas (j’attends la fin du semestre pour statuer).
  • SOCI 350Statistics in Social Research (Kenneth MacKenzie)¹. Ceci n’est pas un cours de mathématiques (sic), mais ça y ressemble (un peu). Le cours doit nous permettre de maîtriser les outils statistiques et informatiques utilisés en sciences sociales. Le professeur (qui écrit tout lisiblement au tableau noir au lieu de projeter un PowerPoint) est lui aussi un phénomène : K. MacKenzie se plaît à agrémenter ses explications d’anecdotes très utiles : je sais désormais pourquoi la recherche des outliers (données aberrantes) n’est pas simplement une politesse mais une nécessité².
  • POLI 349 – International Politics and Foreign Policy: Asia (Mahesh Shankar). À l’instar des cours de droit constitutionnel comparé, POLI 349 s’attache à décrire expliquer les politiques étrangères des principaux pays et régions de l’Asie du sud et de l’est (i.e. Japon, Chine, Inde, Asie du sud-est, Corées). Comme le cours qui suit, on y parle beaucoup de théories des relations internationales – et insistons encore : il ne s’agit pas d’une description mais d’une explication des politiques étrangères.
  • POLI 354Approaches to International Political Economy (Mark Brawley). Comme son nom l’indique, il s’agit d’étudier les relations internationales à partir d’une perspective économique : commerce international, échanges monétaires et investissements étrangers. En d’autres termes, à partir d’une (solide) base théorique et historique, on cherche à comprendre comment interagissent les relations économiques et les relations internationales (d’après le couple richesse-pouvoir).

Maintenant que vous savez l’essentiel, passons à l’accessoire (lecteurs pressés, il est toujours temps de s’arrêter de lire).

Si vous n’avez strictement rien compris à ce charabia… ou mode d’emploi des inscriptions aux cours et de l’add-and-drop period

Afin de me faire comprendre de tou-te-s (et quitte à vous expliquer aussi que i²=-1), deux remarques préliminaires s’imposent :

  1. À McGill, le choix des cours (et de leurs horaires) est laissé au choix de l’étudiant-e, sous réserve de respecter certaines normes (nombre de crédits requis par semestre, nombre de cours minimum pour obtenir la mention « major in Art history » par exemple, etc.) – et pour les préparationnaires et lycéens, sachez que c’est pareil à Sciences Po…
  2. À McGill, l’étudiant-e peut modifier ce choix de cours durant les deux premières semaines de cours – appelées add-and-drop weeks (littéralement : « les semaines pour ajouter et retirer des cours »)

Cette add-and-drop period se clôt donc aujourd’hui, mardi 18 septembre.

[Pratique] À quoi puis-je m’inscrire ? À quoi dois-je m’inscrire ?

  1. En tant qu’étudiant en échange à la Faculty of Arts (et sans Major), je peux prendre mes cours dans tous les départements de la faculté… tout en respectant certaines restrictions (cours réservés aux étudiants d’un programme renforcé et sélectif – Honours, cours soumis à autorisation préalable d’inscription ou à placement test)
  2. Il semblerait qu’en 3A, je puisse aussi suivre des cours dans d’autres facultés ; certains de mes camarades (aussi inscrits en Arts) ont pris des cours rattachés à la Faculty of Engineering ou à la School of Music. Mais vous aurez déjà de quoi faire au sein même de la Faculty of Arts (économie, sociologie, histoire et études classiques, science politique, langues vivantes et civilisations, anthropologie, histoire de l’art et communication, philosophie, gender studies … c’est suffisant ?)
  3. Pour que McGill et Sciences Po me considèrent comme un étudiant à temps-plein, j’ai l’obligation d’obtenir 12 crédits par semestre, ce qui signifie que je dois m’inscrire à 4 cours par semestre. Il y a la possibilité d’en suivre 5 (et de viser 15 crédits), mais la charge de travail et de lectures en augmentera d’autant.
  4. Ce n’est pas une restriction aux points (1) et (2) mais une précision. Si d’aventure un cours d’argot québécois ou de pratique théâtrale muette venait à être proposé, il n’est pas certain que McGill ou Sciences Po acceptent de vous le faire créditer. Néanmoins, au vu de la large palette de cours proposés en Arts, vous devriez déjà être en train d’arbitrer entre une cinquantaine de cours.

[Très pratique] Comment m’inscris-je ?

Comme à Sciences Po (et sans doute ailleurs), l’inscription aux cours se fait en ligne, sur une interface nommée Minerva (ça ne veut pas dire que les cours sont chouette, ni qu’il faut porter un casque en cours). La période d’inscription se termine le 18 septembre avec la fin de l’add-and-drop period. Elle s’est ouverte… il y a fort fort longtemps,* quand McGill ne savait même pas que je viendrais uriner dans les vespasiennes du bâtiment Leacock.

Par conséquent, quand j’étais en mesure de me connecter à Minerva, beaucoup de cours étaient complets. Pas de panique cependant : cette longue période d’inscription permet aux étudiants de modifier leurs choix de cours ; il faut donc surveiller de temps en temps les mouvements sur Minerva (tous les matins, en prenant votre jus d’orange, ça réduit le risque de maladies cardiovasculaires). Par ailleurs, sachez que vous pouvez vous inscrire en « waitlist » si le cours est complet : en vous inscrivant à cette liste d’attente « officielle », vous obtiendrez un rang, avec le rang #0 qui engendre l’envoi d’une notification électronique (vous aurez alors 24 heures pour vous inscrire dans ledit cours). J’ai obtenu la plupart de mes cours après une attente de quelques jours ou semaines en waitlist (ou en vérifiant régulièrement si des places s’étaient libérées) ; donc pas de panique (je me répète). Sinon, il faut attendre l’add-and-drop period (cf. ci-dessous).

Le mieux reste de trouver les cours qui vous plaisent avant l’add-and-drop. Ça vous épargnera ce qui suit :

Comme j’hésitais entre de très nombreux cours, j’ai passé une bonne semaine à courir de cours en cours (et de salle en salle), enchaînant les journées longues pour pouvoir tester tous les cours que je souhaitais ; parfois il aurait même fallu que je me dédouble pour assister à deux cours qui se déroulaient simultanément (de façon plus pragmatique, il me faudra rattraper les cours manqués…). Pour éviter de prendre du retard, je faisais les lectures (required readings) de chacun des cours, mais au final la qualité de lecture était impactée par la perspective de ne pas forcément rester dans le cours (ainsi que par la quantité : une centaine de pages par cours et par semaine, à multiplier par le nombre de cours).

Mais sinon, oui : l’add-and-drop period vous permet de suivre les cours où vous n’êtes pas inscrit, en attendant que votre tour vienne et que vous puissiez vous inscrire au cours. Beaucoup d’étudiants changent de cours après être resté pendant une ou deux séances ; le turn-over vous permet de grapiller des places dans la waitlist puis d’arriver au rang #0 tant attendu. Deux bémols :

  • Si, à l’approche de la rentrée ou durant la première semaine de cours, vous passez brusquement du rang #33 au rang #0, cela signifie que de nombreux étudiants se sont enfuis ; ils ont peut-être été effrayés par ce cours. Il y a de fortes raisons que vous soyez aussi effrayé quand vous vous rendrez audit cours.
  • En revanche, si vous pointez au rang #17 à moins d’une semaine de la fin de l’add-and-drop period, il faudrait peut-être prévoir un plan B, au cas où vous n’obtiendriez pas du tout le cours…

Les cours sont nomenclaturés

Les quatre premières lettres du code indiquent le département dans lequel est dispensé le cours (COMS pour Communication Studies, GERM pour German Studies, PHIL pour Philosophy).

Les trois derniers numéros indiquent le niveau du cours, de 100 pour les plus faciles à 400 ou 500 pour les plus difficiles. Le 3A s’inscrit dans des cours 2xx, 3xx ou 4xx selon qu’il ait déjà étudié la discipline ou non ; pour ma part, ce sont tous des cours en 3xx, mais si je m’étais aventuré en anthropologie (discipline que je n’ai étudiée qu’indirectement) je me serais inscrit en 2xx…

Renoncez à classer les cours par « première année » ou « deuxième année » ou « troisième année » : comme il appartient aux étudiants de composer leur choix de cours, un même amphithéâtre peut accueillir des étudiants en première année et en quatrième année. Cette classification serait d’autant plus absurde qu’à McGill, les bachelors en 3 ans (pour les étudiants originaires du Québec) cohabitent avec les bachelors en 4 ans (pour les étudiants venant du reste du Canada), et ce en raison d’une différence de durée d’études dans le secondaire.

Et si un cours porte la mention D1 ou D2, alors il est organisé en deux semestres (et les crédits ne sont octroyés qu’après validation des deux semestres de cours).

Pourquoi ces cours et pas d’autres ?

En arrivant à Montréal, j’avais en tête une liste plus fournie de cours (mais tous n’ont pas été retenus). Ont été sacrifiés sur l’autel des 4 cours par semestre* :

  • CESL 500 – English as Second Language: Research Essay & Rhetoric
  • CLAS 349 – Greek & Roman Topography: Rome in the Age of Cicero
  • EAST 227D1 – First Level Chinese
  • ECON 313 – Economic Development 1
  • ECON 336 – The Chinese Economy
  • ECON 337 – Introductory Econometrics
  • ECON 423 – International Trade
  • HIST 301 – History of the U.S. Presidential Campaigning
  • HIST 349 – Greece: From the Ottoman to the European Union
  • HIST 398 – Topics in Italian History: The Renaissance in Rome
  • POLI 346 – American Foreign Policy

*Ce n’est pas tout à fait vrai ; je peux m’inscrire jusqu’à 5 cours par semestre.

Comme dit précédemment, on a tout intérêt à fixer ses cours rapidement, à moins de vouloir être débordé dès la première semaine de cours. Expliquer pourquoi je ne suis pas dans ces cours serait long, toutefois quelques éléments peuvent être mis en avant (je les ai classés par thème) :

Les classiques… ou pas

Une des légendes des add-and-drop weeks tient en ces quelques lignes : au bout de dix minutes de cours, se sentant floué, un étudiant se désinscrit du cours (via l’interface en ligne) et prend ses jambes à son cou. Cela ne m’est arrivé que dans un cours (il vous reste à deviner lequel…).

Hermione Granger reçoit son Retourneur de temps pour sa TROISIÈME ANNÉE, des mains de MINERVA McGonagall. Vous captez ?

Les conflits horaires ont joué. L’auteur de ce blog n’est pas Hermione Granger ; il ne dispose donc pas d’un « retourneur de temps » qui serait à même de lui permettre d’assister à deux cours simultanément. Exeunt le cours sur la Renaissance italienne et le cours d’anglais universitaire (même si ce dernier m’aurait bien servi pour rédiger mes papers et étoffer mon lexique, il se tenait en même temps que deux autres cours !).

Encore plus pragmatique : j’ai pris en compte le coût des livres pour certains arbitrages. Étudiants français, ne vous lamentez pas si Principes de microéconomie d’Étienne Wasmer coûte plus de 30€. Au Canada (et ailleurs dans le monde anglo-saxon), certains textbooks coûtent plus de $150. De même, si vous trouvez que le recueil de textes en Histoire du XIXe siècle est « trop cher » (12€ pour plus de 600 pages en septembre 2010), pensez au coursepack d’une centaine de pages qui coûte $35. Leur lecture est indispensable, car il s’agit de lire des chapitres/articles de plusieurs dizaines de pages chaque semaine, dont le contenu fait partie intégrante de l’enseignement (il faudra que je vous parle des required readings dans un article). Or, vous n’en trouverez que quelques exemplaires en bibliothèque : soit en réserve (avec un prêt de 3 heures), soit en rayonnages (ces livres seront quasiment invisibles, empruntés par des mercenaires pour la durée du semestre) … l’achat devient alors indispensable aussi. Il faut donc considérer ces options :

  • partir à la chasse aux livres d’occasion dans la communauté étudiante de McGill (organisée en groupes Facebook), les librairies de Montréal et Amazon.ca...
  • devenir le mercenaire qui emprunte les livres pendant tout le semestre (gare au recall : il se peut qu’un autre étudiant réclame le retour du livre à grands cris et qu’il soit entendu)
  • scanner discrètement ledit ouvrage à la bibliothèque, en s’asseyant sur votre conscience (il faut confirmer sur l’écran tactile que vous respectez les droits d’auteur et que vous copiez avec l’autorisation expresse du détenteur de droits) et sur votre temps (ce n’est jamais qu’un arbitrage temps|argent)
  • investir dans l’ouvrage à plusieurs
  • choisir un autre cours³

Comme son nom l’indique en anglais, c’est un —-store. Un magasin. Donc un lieu de torture pour ma carte de débit.

En revanche, je n’ai pas pris en compte le confort de la salle de cours, ni la présence de prises électriques ; encore moins les distances entre les salles de cours (rendez-vous fin novembre pour savoir ce que je pense des 10 minutes d’intercours…)

Ces professeurs qui vous veulent du bien

Par précaution, j’ai envoyé un email à l’advisor du département d’économie pour vérifier que je remplissais bien les prérequis des cours que je souhaitais, relevés et syllabus à l’appui. La réponse a été cinglante : mes cours d’économie suivis sur deux ans à Paris (assez poussés pour certains, et validés avec de bons classements ECTS) ne correspondent qu’à des cours introductifs d’économie. Cette fin de non-recevoir rend caduc l’idée de suivre ECON 423 dont les prérequis sont supérieurs auxdits cours introductifs ; j’espère qu’elle n’est pas représentative de la manière dont les enseignants de McGill considèrent l’enseignement supérieur hors de leurs murs (autrement…).

En ce qui concerne le chinois, il faut savoir que je le comprends et le baragouine assez bien (grâce au cadre familial), mais que je ne peux pas me prévaloir d’une maîtrise quelconque. Il fallait donc l’étudier « proprement », ce que je n’avais pu faire au lycée ni à Sciences Po (ce n’est pas le lieu pour en discuter). Or, à McGill, l’inscription dans un cours de langue asiatique est conditionnée à un placement interview. Je me suis donc rendu au placement interview, mais le professeur a préféré se donner un délai de réflexion avant de décider dans quel niveau il me placerait. Après trois semaines, après l’avoir rencontré une deuxième fois et relancé deux fois par email, j’ai fini par ne plus attendre de réponse : le chinois, ce n’est pas maintenant.

De la psychologie de la décision

Parfois, je ne me suis pas senti à l’aise dans un cours. Ainsi, mon cours de topographie latine CLAS 348 promettait d’être intéressant ; le professeur était archéologue-chercheur, le cours était à effectif très réduit (une petite dizaine d’étudiants), et mes enseignants m’avaient chaudement recommandé les départements de Classics des universités anglo-saxonnes. Mais le problème était ailleurs. Le cours ressemblait à une présentation de Rome au Ier siècle avant notre ère ; une impression manifeste de déjà-vu m’est venue à l’esprit (j’avais visité l’an dernier Rome pendant 3 jours dans le cadre du cours Enjeux de la civilisation latine à Sciences Po, et la lecture approfondie – en anglais – de tous les romans Roman Mysteries de Caroline Lawrence a fait le reste pendant mes années de collège). De plus, en Amérique du nord, les langues anciennes s’étudient à partir de l’université (et non au collège), si bien que les étudiants en étaient à leur deuxième ou troisième année de latin (bien qu’ils l’aient étudié de façon très intense) ; la civilisation romaine restait un objet nouveau pour eux, source de questions et de participation orale (alors qu’il ne me viendrait pas à l’idée de demander si les Romains habitaient ailleurs que dans les insulae). J’ai donc droppé ce cours.

L’Âne de Buridan (= moi pendant l’add-and-drop period)

Mon arbitrage le plus difficile a été entre le cours d’histoire de la Grèce contemporaine et le cours d’économie politique internationale : HIST 349 vs. POLI 354. Les deux étaient très différents mais aussi intéressants l’un que l’autre ; mais ils se déroulaient exactement aux mêmes heures. Le premier cours (HIST 349) entend brosser l’histoire de la Grèce dont l’État est une construction jeune et dont la relation à l’Europe a été mouvementée ; j’en attendais un éclairage sur la crise sociale actuelle de la Grèce (occasion aussi d’avoir une perception nord-américaine de l’Europe). Pour le second cours (POLI 354), se reporter au début de l’article. 

Finalement, j’ai choisi le cours d’économie politique internationale. En effet, ce cours m’est indispensable dans la mesure où je n’aurais certainement pas eu le courage de lire par moi-même des articles de recherche discutant des théories des relations internationales (il faut aussi dire qu’un ancien 3A à McGill m’a très très fortement recommandé ce cours). A contrario, le cours d’histoire de la Grèce se focalise principalement sur le XIXe siècle (de la domination ottomane à la monarchie libérale) ; tandis que j’aurais volontiers étudié davantage la période post-dictature.

Sachez aussi qu’en HIST 349 (comme en ECON 313), le professeur a enseigné à Sciences Po. Rien de grave en soi ; mais je suis gêné à l’idée d’avoir fait plus de 5 000 km pour suivre un cours qui aurait pu exister à Paris.

Voilà. Vous savez tout.

Regardez aussi comme les codes de cours s’associaient bien : POLI 346, POLI 349, POLI 354, CLAS 348, HIST 349, SOCI 350… tous mes cours dans l’intervalle [346;354].

PW

¹L’obtention de ce cours de statistique est un récit à suspens en lui-même. Après m’être inscrit en économétrie (ECON 337), je me suis rendu compte que je ne remplirais pas les prérequis du cours avec mon maigre bagage de Méthodes mathématiques et quantitatives de première année à Sciences Po ; mais le cours indiqué en prérequis (ECON 227) s’étalait sur un an et reprenait des notions que j’avais étudiées en Première… J’ai donc pensé aux cours du département de mathématiques, mais celui-ci est rattaché à la Faculté des sciences, ce qui pourrait potentiellement compliquer mon inscription. Puis j’ai découvert SOCI 350, au département de sociologie ; mais tantôt ce cours était complet, tantôt l’interface d’inscription en ligne Minerva m’en interdisait l’accès. Le professeur K. MacKenzie m’a donc envoyé chez la coordinatrice des cours de sociologie, qui avait le regret de me dire que le cours était définitivement complet et qu’il faudrait envisager de m’inscrire en statistiques… au département de psychologie. Finalement, le miracle informatique se produit : moins de 10 minutes plus tard, je remarquai une place libre dans ce cours ; je m’y inscris et Minerva ne rejette pas l’inscription. Me voilà donc dans le cours.

²Nous sommes cent dix-sept étudiants en SOCI 350. Bill Gates décide de s’inscrire dans notre cours. Notre revenu moyen par étudiant s’élèvera de façon plausible à $10,000,000. Mais la règle de Tucker, le z-score criterion… et un peu de jugeote nous amènent à considérer Bill Gates comme un étudiant « aberrant » dans l’échantillon : si on l’exclut de notre échantillon, on revient à un revenu moyen par étudiant moins flatteur mais aussi plus fidèle à l’écrasante majorité des étudiants.

³Il faut aussi parler du clicker (une réalité à laquelle je ne suis pas soumis). Dans certains cours, le professeur pose des questions pendant le cours, auxquelles les étudiants répondent de façon électronique, avec un boîtier de réponses (comme dans les jeux télévisés). Ce boîtier est à la charge de l’étudiant, charge de plus de $50 s’il l’achète neuf.

*Mise à jour du 17 octobre : Une lectrice bienveillante m’indique que cette phrase ne serait pas vraiment appropriée dans un rapport de séjour. Ce blog n’est pas un rapport mais je le considère comme une base de réflexion ; donc je préfère « laisser mais barrer » cet élément de phrase, comme pour ma digression sur le jus d’orange et les maladies cardiovasculaires. (Comme quoi, ce blog est lu avec attention !)

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