Greyhound ou le surbooking : En direct de la gare d’autocars d’Ottawa

Cette fois-ci, j’aurais bien aimé écrire cet article depuis un bus, mais non : je vous écris depuis la gare d’autocars d’Ottawa. Le ton du billet sera aussi insolent que l’attitude de Greyhound que je décris ci-dessous.

J’ai acheté en ligne et imprimé mon billet de bus Greyhound le 16 février 2013. Une première partie entre Toronto et Ottawa, une deuxième partie entre Ottawa et Montréal. Pour cette deuxième étape, il s’agit d’un départ à 02:30 le 11 mars.
Tout va bien jusqu’à l’arrivée au terminal d’autocars d’Ottawa : le premier bus arrive à l’heure pour la correspondance. Je récupère mon bagage, et je fais la queue (plutôt dans la fin de la queue car ma valise était au fond de la soute du premier bus). Alors qu’une petite dizaine de personnes est encore devant moi, le conducteur annonce que le bus est complet. Tant pis pour vous, merci et à bientôt avec Greyhound.

Comment ? Je proteste : j’ai acheté et imprimé mon billet il y a un mois, et on me dit que je ne peux pas monter parce que le bus est plein ? Et à quelle heure est le prochain bus : 6 heures ? Une nuit blanche dans une gare routière d’Ottawa ?
Le chauffeur n’ayant qu’à me répondre que c’est complet, il s’en va, la conscience presque tranquille : après tout, si Greyhound vend plus de places que ce dont les bus affrétés disposent, en quoi est-il responsable ?
J’appelle le service clients de Greyhound (fermé jusqu’au matin), j’interpelle sur Twitter le même service. Bref, aucune réponse.

Je peux apporter la preuve de ce que j’affirme : envoyez quelqu’un maintenant au terminal Greyhound d’Ottawa et venez à ma rencontre. Vous trouverez ci-dessous une copie de mon billet imprimé ainsi que ce que je vois depuis mon siège. Interrogez aussi le chauffeur et les employés de la gare routière.
Ma seule erreur, est d’avoir confié mon bagage au chauffeur du premier bus Toronto-Ottawa, lequel l’a placé au fond du bus ; de telle sorte que j’ai dû attendre plusieurs minutes pour récupérer le bagage ; ainsi je me suis placé dans les dernières personnes de la file d’attente. Comme le nez de Cléopâtre, la face de mon monde aurait été changé par mon rang dans cette queue.

Dans mon rapport de séjour, vous ne trouverez pas de paragraphe à caractère publi-informatif sur les autobus Greyhound. Dommage, car ça aurait pu.
C’est si dur, de compter le nombre de places dans le bus qu’on affrète, et de ne pas dépasser ce nombre dans la vente de billets ? Le service clients de Greyhound a intérêt à trouver une réponse qui soit à la hauteur.

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Mise-à-jour, à 11 heures : je suis bien arrivé à Montréal, avec un bus arrivé vers 04:20. Je n’ai pas encore recontacté Greyhound Canada, faute de temps.

PW – The Migratory Martlet

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