La Nuit Blanche à Montréal

Les Parisiens, Romains (et autres habitants des métropoles mondiales) connaissent la Nuit Blanche. Elle existe aussi à Montréal : en 2013, elle avait lieu dans la nuit du samedi 2 mars au dimanche 3 mars. Pour vous donner des cadres temporels, la Nuit Blanche de Montréal clôt Montréal en lumière (un festival urbain qui s’est déroulé la semaine précédente), et introduit Art souterrain (un exposition d’art dans le Réso). Ayant une semaine de midterm exams pendant Montréal en lumière, je ne m’y suis pas rendu et ne suis pas en état de vous dire ce qu’il y avait.

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Des manchots papous rendus célèbres par le film Mr Popper’s Penguins, et qu’on peut retrouver au Biodôme.

Ce soir-là, j’ai commencé par me rendre près du Biodôme – Espace pour la vie (i.e. ce qui passe pour être un zoo), dans l’est de la ville. Il s’agissait plutôt d’une mise en jambes, car s’y trouvaient quatre malheureux pingouins manchots papous entourés de paparazzi de tous âges. J’en ai aussi profité pour défendre une bonne cause :

Après cette entrée, je suis passé à la résistance (contre le froid). Il faisait « juste » 0°C, soit des températures bien plus élevées que ce à quoi j’ai été habitué ; mais les autres conditions météorologiques ont joué contre nous : il neigeait à gros flocons et l’humidité accentuait la sensation de froid. Pour couronner le tout, je m’étais habillé avec une certaine légèreté (au sens propre comme au sens figuré).

Mais je n’étais pas seul : parmi les dizaines de milliers de visiteurs, j’étais avec Flore, une amie de Sciences Po (qui est en 3A cette année à Concordia University – à Montréal), ainsi que Giuditta (amie de Flore) et Marco (ami de Giuditta). La suite de la Nuit Blanche continue en centre-ville, autour de la Place des Arts. Là, nous avons pu écrire un message lumineux sur un écran, projeté et (fortement) agrandi sur un mur – dont nous vous révélerons pas la teneur afin d’éviter tout conflit diplomatique (avec la Corse). En même temps, un feu d’artifice était tiré au-dessus de la Place des Arts (relevons la performance : un feu d’artifice, en pleine ville, au cœur de l’hiver, sous la neige !).

Nous avions souhaité entrer dans le Musée d’art contemporain ou descendre la piste de luge (toujours sur la Place des Arts), mais les files d’attente nous en ont dissuadés. Donc nous avons décidé de nous rendre vers la Cathédrale Marie-Reine-du-Monde – en passant par le Réso.

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Le complexe Desjardins, le 2 mars 2013 (vers 22:50).

En effet, la ville souterraine, les galeries commerçantes ainsi que le métro restaient ouverts toute la nuit (même si l’essentiel des manifestations se terminait vers 03:00). Le complexe Desjardins brillait (au-delà des illuminations habituelles). Auditivement, nous avons aussi fait de très belles découvertes : les Étoiles du métro (artistes habilités à jouer dans le métro) étaient de sortie. En particulier, nous avons pu écouter ce groupe (qui mérite amplement le titre d’étoiles) :

(Cette vidéo n’est pas la mienne – j’étais derrière la foule compacte donc ma propre vidéo est nettement moins bonne). Encore bravo à Boléro Montréal.

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Dans le complexe Guy-Favreau, des gens SAGEMENT assis devant une vidéo diffusée par un écran plat.

Nous avons poursuivi notre promenade nocturne souterraine, découvrant au fur et à mesure les œuvres exposées. Autant vous dire que je suis parfois resté sceptique (mais toujours curieux). Pour caricaturer (il le faut bien), je dirais qu’on est à mi-chemin entre la figure de l’artiste incompris et postmoderne, et celle de la démocratie participative. Tantôt, il s’agit d’entrer dans une coquille en papier aluminium (pour mieux « ressentir notre environnement urbain »). , un écran plat diffuse des images bucoliques (ou encore aquatiques), avec une assistance sagement assise devant (on ressent le civisme des Montréalais au fait que, même sans surveillants, personne ne s’en est pris à l’écran plat). Et ci-dessous, voilà un morceau de roche sur laquelle les passants étaient invités à déposer un message à la craie de couleur :

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Près de la station de métro Bonaventure

Et nous sommes arrivés à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde sur le coup de minuit, pour entendre un chœur chanter (chants profanes et sacrés). Je n’ai porté que peu d’attention au chœur, car c’était la première fois que j’entrais dans la cathédrale de Montréal (ma vue davantage travaillé que mon ouïe). D’aucuns affirment que c’est une réplique de la basilique Saint-Pierre à Rome (mais je reste dubitatif…).

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Dans la cathédrale (les couleurs peuvent être altérées par mon appareil photo)

Après avoir pris congé des autres, je suis retourné vers la Place des Arts. L’occasion de croiser d’autres réalisations artistiques surprenantes, qui doivent sans doute ravir Bruno Latour. Ainsi, je suis tombé sur la chose suivante : je me connecte à un réseau WiFi, et le flux généré par mon activité induit une représentation graphique et sonore !

Nuit blanche Wifi

Avant de rentrer chez moi avec le métro, j’ai fait un saut à la Bibliothèque nationale du Québec (elle aussi ouverte toute la nuit !), et ai emprunté quelques livres pour lecture. C’était en effet le début de ma reading week (comprendre : semaine de vacances, break).

Outre le froid ressenti (qui diminue la durée de vie de la batterie de l’appareil photo), toute tentative de photo en extérieur était gênée par les flocons de neige (qui avalent littéralement la lumière – encore une sombre histoire de lois de Descartes). Consultez ce diaporama officiel de la Nuit Blanche.

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Un point sur le reste de l’actualité (pas forcément lié avec ce qu’il y a ci-dessus) :
Le dimanche 10 mars était un jour un peu particulier : on peut l’appeler J-200. Deux cents jours que je suis arrivé à Montréal, mais je n’ai pas vu passer la date (de même que les six mois). Il faut dire que je ne « compte » pas les jours non plus. Comme l’a bien expliqué Adrien, on ne fait plus vraiment attention à ce genre de détails.
Vous avez pu comprendre à la lecture des deux articles précédents que j’ai passé une partie de ma reading week à voyager à travers l’Ontario : Ottawa, Toronto et Niagara Falls. Bien entendu, j’y consacrerai un – non, deux ! – articles ; laissez-moi le temps de trier les quelques centaines de photos.
Ce point me conduit à deux autres : D’abord, l’hiver s’en va petit à petit (les températures se radoucissent et deviennent nettement positives). Puis cette deuxième partie du deuxième semestre est pour le moins chargée, entre group projectsresearch papersmidterm exams et autres travaux à préparer/réaliser/rendre. En plus de ces histoires de master. Voilà donc ce que je pense du mois à venir…

PW – The Migratory Martlet

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