Il a fait chaud

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Vendredi dernier, il a fait chaud. Mais vraiment chaud : 21°C dans l’après-midi.
J’ai donc profité de la chaleur pour me promener un peu partout dans Montréal, et revenir à ma seconde nature (le tourisme).

Vu depuis l'île Sainte-Hélène

Vue depuis l’île Sainte-Hélène

La journée a commencé par un retour sur l’île Sainte-Hélène, qui se trouve sur le fleuve Saint-Laurent entre Montréal et la rive-Sud. Je m’y étais déjà rendu à la fin du mois d’août ; l’île était alors noire de monde. Mais ce vendredi-là, il n’y avait personne, à part des dizaines de personnes âgées (qui, sitôt sorties de la station de métro Jean-Drapeau, se précipitaient dans une navette qui les emmenait au Casino de Montréal, situé sur une île voisine).

Sur l’île Sainte-Hélène se trouve la Biosphère, immense polyèdre de métal abritant le musée de l’Environnement. Ce n’est pas que je le déconseille, mais je n’en conserve pas un souvenir inaliénable. Je me rappelle m’être fait la remarque que la présentation était soignée mais que ça manquait de fond. Il y avait même deux expositions sur les déchets qui tenaient plus de l’art contemporain que de la sensibilisation environnementale.

La Biosphère, sous un ciel azur

La Biosphère, sous un ciel azur

Les îles (et le parc Jean-Drapeau) valent le détour pour la vue offerte sur le Saint-Laurent et Montréal, ainsi que pour l’étonnante sculpture L’Homme de Calder (qui a été installée à l’occasion de l’Exposition universelle de 1967 à Montréal).

L'Homme d'Alexander Calder, pour l'EXPO 67

L’Homme d’Alexander Calder, pour l’EXPO 67

Le touriste que j’étais a continué sa route vers l’Oratoire Saint-Joseph, qu’on peut rejoindre depuis le métro Guy-Concordia avec le bus 165.
L’Oratoire Saint-Joseph est repérable depuis l’avion avant d’atterrir à l’aéroport Montréal-Trudeau, de par sa taille. La comparaison avec le Sacré-Cœur de Paris est pertinente car les deux édifices religieux sont situés en haut d’une butte.

Je vous assure que l'Oratoire Saint-Joseph est penché.

Je vous assure que l’Oratoire Saint-Joseph est penché, en tout cas asymétrique.

Certains pèlerins (puisque c’est le plus grand lieu de pèlerinage du monde dédié à Joseph « gardien du fils de Dieu ») gravissent les escaliers à genoux. J’ai préféré les monter à pied (les paresseux peuvent emprunter un minibus puis utiliser l’escalator).
Si l’extérieur passe pour être une église juste un peu grande, l’architecture intérieure crée une rupture. Contrairement à la cathédrale Marie-Reine-du-Monde, on n’a pas cherché à imiter maladroitement un style, mais à assumer la modernité à travers les piliers apparents.

Dans la basilique consacrée à l'homme qui s'est fait cocufier par Dieu

Dans la basilique consacrée au mec qui s’est fait cocufier par Dieu

Je suis ensuite sorti sur la terrasse, qui donne une vue imprenable sur le Montréal « de derrière le Mont-Royal ». Je ne m’y rends que très rarement, mais visuellement je n’ai pas très bien compris ce qu’il y avait à voir. J’ai surtout compris que ce côté-là de Montréal était majoritairement résidentiel.
[sachez aussi que j’ai croisé une employée de l’Oratoire Saint-Joseph qui lisait Cinquante nuances de grey à ses heures de travail, et qu’on entendait l’organiste s’arrêter de jouer de l’orgue pour tourner les pages de sa partition, ce qui fatalement hache le tout]

Montréal, côté "nord"

Montréal, côté « nord »

Sur le chemin du retour, je me suis arrêté à la Place des Arts. Philippine et Guillaume (étudiants de Sciences Po à Concordia University) ont indiqué y avoir joué à la balançoire. Dans un accès de scepticisme devant leurs photos, j’ai voulu en avoir le cœur net :

21 balançoires

21 balançoires

Sur la rue Ontario ouest, entre l’UQÀM Sciences et la Place des Arts, se trouvent les « 21 balançoires ». Encore une expérience artistique louche, mais cette fois-ci on peut s’amuser. En effet, les balançoires sont regroupées par trois et associées à un haut-parleur ; à mesure que vous vous balancez, celui-ci fait jouer d’un instrument. Et si vous battez la même mesure que vos voisins, la mélodie en sera d’autant plus harmonieuse.
Je me suis donc prêté au jeu.

On s'amuse comme on peut pendant la période d'examens.

On s’amuse comme on peut pendant la période d’examens.

Avant de conclure cette journée par une simili-sieste sur la pelouse, j’ai voulu prendre des nouvelles de « l’Ours éphémère ». C’est une sculpture en glace d’un ours polaire, au croisement des rues Sainte-Catherine et Jeanne-Mance, que j’avais rencontré lors de la Nuit Blanche.
Je devrais toutefois écrire « c’était ». L’Ours éphémère n’a pas supporté les 21°C.

Ce qu'il reste de l'Ours éphémère.

Ce qu’il reste de l’Ours éphémère.

Comme vous l’aurez remarqué, ce vendredi n’était pas la journée la plus ensoleillée que Montréal a pu connaître. Les marmottes (qui semblent suppléer aux grenouilles dans ce pays) avaient annoncé un orage et de violentes pluies en fin d’après-midi ; elles ne se sont pas trompées.
D’ailleurs, j’ai sournoisement inséré dans cet article des photos qui n’ont pas été prises ce jour-là. Dénichez-les en regardant la couleur du ciel.

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Si ce n’est pas une marmotte, alors qu’est-ce c’est ?
(observé le 19 avril, près de l’édicule de la station de métro Jean-Drapeau)

Depuis cette promenade de vendredi, je ne suis plus sorti, à part pour aller à la bibliothèque. Et ce, alors qu’il fait de plus en plus soleil. Et même que les lézards sont de nouveau de sortie, à se prélasser sur les pelouses en tenue légère. [—je vais me calmer—]
C’est que je me suis rappelé que j’avais (quand même) deux examens, plus un rapport de séjour (bonjour à la DAIE en passant) ; à cela s’ajoutent d’autres tâches qui regardent moins ma scolarité immédiate (dont la recherche d’un stage pour cet été*). Je vais encore être occupé pendant un certain temps.

Les lézards

Les lézards

PW – The Migratory Martlet

*recherche stage, en région parisienne de préférence, ayant trait aux politiques publiques, au conseil, à l’activité juridique, aux relations internationales, au management public, à l’administration nationale ou européenne, avec dimension internationale, juridique, économique ou environnementale (au moins j’entretiens le mystère sur mon futur master)

Discrètes révisions sur Lower Field

Discrètes révisions sur Lower Field

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