Faire ses courses : les lieux

Après l’article Manger, on reste dans les questions de consommation.

Si vous voulez avoir des sensations fortes en faisant vos courses, Montréal n’est peut-être pas le bon endroit pour cela : vous ne croiserez pas d’oies vivantes sur les marchés, ni de crème glacée au maïs au supermarché (quoi que…). Les noms qui suivent sont donnés à des fins d’illustration et non dans un but publicitaire ; aucune des entreprises sous-nommées n’a exercé de pression sur moi.

Passons rapidement sur les marchés.

  • On trouve deux grands marchés couverts à Montréal (marché Atwater et marché Jean-Talon), ainsi que plusieurs autres marchés. N’habitant pas à proximité immédiate de l’un de ces marchés, ne militant pas contre la grande distribution, et n’étant pas un nostalgique de la place du marché franchouillarde, je n’ai pas retenu l’idée de m’y ravitailler régulièrement.
  • En revanche, visiter le marché Atwater a été agréable à la fin de l’été : le marché aux fleurs rivalise de couleur avec les fruiteries (c’est comme ça que se nomment les marchands de fruits et légumes d’ici), et on trouve des charcuteries et fromageries « comme en France » (même si au demeurant je n’aime vraiment pas le fromage).

Passons rapidement, aussi, sur le dépanneur. Il s’agit d’une sorte de supérette très répandue, mais je n’y mets pas vraiment les pieds.

  • Avantages : il y en a beaucoup, presque dans toutes les rues, et ils sont ouverts presque à toute heure.
  • Inconvénients : ils ne vendent rien de frais (pas même des pommes), mais uniquement des produits non périssables (pour faire simple : tout ce qui se boit ou se grignote) ; et souvent, ils le vendent cher.

Restent donc les supermarchés, de taille différente.

Le Pharmaprix d'à-côté, vu par Google Street View

Le Pharmaprix d’à-côté, vu par Google Street View. Grande la pharmacie.

Il y a les pharmacies. Oui, j’inclus les pharmacies dans la catégorie « supermarché ». Car dans le Pharmaprix d’à-côté, on trouve du Coca-Cola et des plats surgelés, du fond de teint Lancôme et de la presse showbiz. C’est donc le modèle de la pharmacy nord-américaine d’où l’on repart avec un pot de confiture et une ramette de papier (le même paradigme se retrouve peu ou prou parmi les concurrents, Brunet ou Jean Coutu). Il y a quand même une partie de la pharmacie qui ressemble à la pharmacie du Vieux Continent : le comptoir des pharmaciens en blouse blanche (avec leurs centaines de tiroirs derrière eux), et les rayons consacrés à l’automédication ou aux produits paramédicaux (médicaments contre la fièvre ou les maux de ventre, produits de contraception, compléments alimentaires, thermomètre médical…).

Ensuite, il y a les immenses hypermarchés, dont les immenses Wal-Mart et CostCo. Par curiosité, je me suis rendu deux fois au Wal-Mart près du métro Namur ; et jamais à CostCo (où de toute manière les prix choc ne sont accessibles qu’après « cotisation » semble-t-il). Je n’en ai donc pas assez vu pour commenter l’horrible réputation qui leur est attribuée (un Français établi à Montréal m’a parlé de caissiers octogénaires…) ; mais ça m’a effectivement paru très industriel, en bien et en mal (plein de produits, plein de rayons, standardisation).

Photo gentiment volée sur The Toronto Star et qui montre qu’on peut s’habiller en Canada Goose et acheter ses cintres à Dollarama.

Dans le même genre mais en plus petit, j’appelle Dollarama. Comme son nom l’indique, la plupart des produits vendus le sont à $1 ou environ (maximum : quelques dollars). Fuyez absolument tout ce qui s’y prétend alimentaire, sauf si vous êtes fauchés (je me souviens encore de la soupe à la tomate…). En revanche, c’est vrai que lorsqu’on cherche une éponge ou une assiette, on est bien content d’en trouver un lot de 2 à $1.

Bien sûr, il y a aussi les Bureau en Gros et Canadian Tire, respectivement pour la bureautique et les outils de la maison (à Canadian Tire on te demande si tu as trouvé tout ce que tu voulais et on te donne des billets de Monopoly de l’argent Canadian Tire qui sert de réduction de ¢5 ou ¢25).

Tout ça pour dire qu’il reste « le » supermarché.

Provigo (et la maison-mère Loblaws) doit se frotter les mains car j’ai été un client assidu : je ne suis pas encore passé dans le camp des IGA, Metro ou autre SuperC. Les Provigo se ressemblent tous, jusqu’à l’ordre des rayons. Je ne vais pas insister dessus, car ça ressemble quand même foncièrement à un supermarché français, avec ses congélateurs transparents pour les surgelés, les produits laitiers situés aux antipodes des fruits et légumes, son parking et ses chariots… Mais il n’y a pas de « boucherie » ni de boucherie : seulement un rayon pour la viande fraîche emballée.

(à suivre)

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