Dernier retour à Montréal

Hier soir je suis rentré à Montréal par le vol AC 112, depuis Vancouver. Un article détaillé sur ce voyage en Californie et en Colombie-Britannique (avec force détails et moult images) est en cours de rédaction ; vous pourrez le lire prochainement.

Un avant-goût de l'article : Coucher de soleil sur Vancouver

Un avant-goût de l’article :
Coucher de soleil sur Vancouver

En attendant, je me charge de préparer le retour (le vrai) en France. Évidemment la liste que j’avais établie il y a quelques semaines était fortement lacunaire. Il me faut (entre autres) :

  • ranger l’appartement – ce qui ressemblera à une expédition archéologique, puisque j’ai fini par prendre de mauvaises habitudes dont je suis coutumier, en particulier laisser traîner des objets partout et accumuler des papiers sur la table)
  • finir de payer mes factures, et être certain qu’aucune ne viendra (en particulier, m’assurer que Fido a bien compris que j’ai RÉSILIÉ mon entente téléphonique et que cet ordre n’était pas discutable)
  • fermer mon compte bancaire, une fois que la tâche ci-dessus aura été accomplie (et si possible sans recourir au téléphone pour éviter que Mediapart ne passe derrière…)
  • faire mes valises – cela inclut : jeter/donner ce qui ne peut pas être ramené ou qui sera inutile (mon cuit-riz est indésirable), et déterminer l’intérêt de prendre un bagage supplémentaire ou d’expédier le matériel non-vital autrement que par la soute de mon avion

Dans tout cela, j’espère qu’il restera encore un peu de place pour terminer ma découverte de Montréal… (je n’ai encore jamais visité le parc Olympique).

Chose curieuse, les Montréalais/Québécois/Canadiens semblent avoir du mal à admettre qu’on puisse quitter leur pays. Comme s’il y avait quelque chose d’indécent à s’en aller : comment peut-on vouloir quitter ce si beau pays qu’est le Canada ?

  • En donnant mon pré-avis de résiliation d’abonnement téléphonique, j’ai dû répéter plusieurs fois que : non, je ne partais pas en voyage (ni chez les opérateurs concurrents), et que je quittais définitivement le Canada, et que ce n’était pas la peine de conserver ma ligne pour « mon retour ».
  • Mon propriétaire et mes concierges n’ont manifestement rien compris à mes explications : si mon bail s’arrête à la fin du mois, ce n’est pas parce que je vais faire venir ma famille au Canada et qu’il nous faudra un logement plus grand ; c’est parce que je vais la retrouver en France (!). Moi qui croyais avoir (trop) lourdement insisté sur le fait que je venais juste pour deux sessions.
  • Au supermarché – aujourd’hui -, une employée de caisse me vantait les mérites de ce qui passe pour une carte de crédit miraculeuse puisque je ne paierais que dans 24 mois mes courses du jour. En lui expliquant que dans 24 mois je serais parti, elle a d’abord cru que j’étais dépressif et que je parlais de mon suicide à venir ; et en lui parlant de « revenir en France », elle m’a demandé pourquoi je voulais passer deux ans de vacances en France à mon âge. Elle était incapable d’assimiler le fait que je ne vivais pas à Montréal et que c’était juste un interlude.
  • Une étudiante que j’ai croisée – aujourd’hui – sur le campus de McGill m’a répondu « Bon voyage ! ». On lui laissera le bénéfice du doute : peut-être parlait-elle juste des conditions du vol…

La préparation de ce retour (définitif, donc) a très mal commencé aujourd’hui. Mes parents m’ont demandé de leur redire la date et l’heure du vol retour, pour qu’ils puissent me chercher à l’aéroport (ayant la possibilité de modifier la date du retour, cette date a déjà changé au moins quatre fois). Par acquis de conscience, j’ai voulu vérifier sur mon espace Air France ces données… pour me rendre compte, avec horreur, que la date de ce vol était deux jours plus tôt par rapport à la date que je répétais partout et que j’avais mentalement retenue. Zut. Deux jours en moins à Montréal.

PW – The migratory martlet

Correction apportée le 15 mai : m’assurer que Fido a bien compris que j’ai RÉSILIÉ mon entente téléphonique [et non RÉSILIER]. Merci à Léa C. pour avoir repéré cette énorme faute de frappe (tellement énorme qu’elle est restée en majuscules, soulignée en gras et italique pendant près de 24h !)

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